PERPIGNAN: LE COMMERCE A LA DERIVE

Commerce en faillite à Perpignan sur TF1

Et maintenant TF1 ! A voir le reportage diffusé dans le “Journal de 13 heures” de ce jour, on ne pourra plus dire – comme cela nous était opposé lors de la dernière élection à la CCI – que les commerçants de Perpignan (et plus globalement, du département tout entier) se plaignent pour rien ! Pour ceux – à la mairie ou à la CCI – qui en doutaient encore, l’édifiant reportage diffusé ce midi (et qui fait écho à l’enquête menée récemment par L’Indépendant) démontre dans quel état de délabrement se trouvent les rues commerçantes de notre capitale.

Comme nous l’avons dit et écrit, le désespoir des commerçants n’est pas une comédie: ces hommes et ces femmes souffrent atrocement lorsque les jours de leur commerce ne sont pas comptés. La raison à tout cela ? Trente ans de laisser-aller où élus politiques et consulaires n’ont pas pris la mesure des enjeux: un commerce qui meurt, une rue commerçante qui s’éteint … c’est à la fois le symbole d’une ville qui s’enfonce et le signe que la ville toute entière se condamne.

Face à ces situations, nous avons proposé – et avec nous les 57% de commerçants qui ont voté pour nos propositions :

  • la création d’un fonds départemental d’investissement pour relancer le tissu commercial,
  • la création d’une foncière départementale d’acquisition et d’exploitation des fonds de commerce dans les rues et les villes menacés de desertion,
  • D’autres propositions concrètes figurent dans notre dossier “Spécial Commerce

Face à ces propositions, la chambre de commerce n’a toujours rien accompli depuis 15 ans et 6 mois que la “nouvelle” équipe est en place.

De son côté, la mairie de Perpignan se mure dans un autisme suicidaire qui ne dit rien de bon pour l’avenir. Dernière idée en date: au lieu de valider le projet de halles à construire sur le marché de la République, les élus (et la CCI) proposent de dresser un “barnum” de 200 m2: “Un véritable cache-sexe pour masquer l’absence totale de volonté d’aider les commerçants à s’en sortir” selon Bruno Delmas, ex-tête de liste à la CCI.

“Quand, dans le même temps, la mairie autorise la construction de 46 commerces et restaurants sur l’ancienne route de Canet … on se dit qu’à ce train-là, le commerce du centre-ville sera vite mort et enterré. On ne peut pas accepter cela ! Tuer le commerce du centre-ville, c’est tuer Perpignan ! Et ça, nous ne le laisserons jamais faire” prévient Bruno Delmas, entouré de son équipe qui garde quotidiennement le contact avec les commerçants de Perpignan et du Pays Catalan.

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