SAUVER LES COMMERCES DE PROXIMITE DU PAYS CATALAN: ON Y CROIT !

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Aux quatre coins du Pays Catalan, les commerces de proximité souffrent: “Aucun secteur ne fait exception, déplore Bruno DELMAS. Que vous partiez du centre-ville de Perpignan à Bourg-Madame, les commerçants sont en très grandes difficultés. Il y a 20 ans, un commerçant était quelqu’un de prospère, qui gagnait bien sa vie, avait un appartement à la mer ou à la montagne … aujourd’hui, une majorité d’entre eux gagnent moins que le SMIC, les emprunts et les charges à payer en plus !”. Pour Bruno DELMAS: “Un pays qui tue ses commerces de proximité est un pays condamné: ce n’est pas ce que je veux pour le Pays Catalan et ses commerçants !”

Dans notre département, 80% des 2.000 entreprises disparues en 10 ans sont des commerces de proximité: “Si les élus de la CCI étaient sur le terrain, ils verraient que la chute est même en train de s’accélérer” selon Stéphanie CAPEILLE-MEYA (découvrir), N°2 de la liste Ici & Maintenant.

Il existe plusieurs raisons à cette situation. Bien les comprendre, c’est d’abord se donner les moyens de trouver les bonnes solutions:

  • les collectivités locales ont accéléré la création de moyennes et grandes surfaces sans prévoir d’accompagnement financier des commerces de proximité (lire plus bas),
  • des “grands travaux” sont lancés sans concertation, sans que les élus mesurent les moindres conséquences pour le commerce de proximité:  la CCI ne remplit pas son rôle de défense des commerçants face à certains projets destructeurs ou pour exiger des aides d’accompagnement (voir plus bas),
  • la CCI a été contre-performante dans l’obtention de subventions nationales et européennes en faveur de nos commerces puisque nous sommes le 69ème département français en la matière (lire) !
  • les associations de commerçants ne reçoivent aucune aide de la CCI pour monter des animations dignes de ce nom qui se traduisent par une augmentation des recettes des commerces. En 2009, la CCI a “restitué” aux commerçants moins de 0,20% de son budget annuel pour aider les commerces à monter ce genre d’opérations (lire),
  • dans des villes comme Perpignan, les problèmes de sécurité, de propreté, de stationnement et de circulation accroissent les difficultés (voir nos propositions sur Perpignan)

Les raisons de cette situation ? “Les collectivités, avec la passivité légendaire de la CCI, ont accéléré plus qu’ailleurs le mouvement d’implantation des moyennes et grandes surfaces, analyse Bruno DELMAS. Le problème n’est pas leur implantation mais le fait que cela se fasse sans mesure d’accompagnement des commerces de proximité afin de les armer face à la nouvelle concurrence. On ne peut pas développer une zone commerciale périphérique si on ne règle pas d’abord ou en même temps les problèmes de stationnement et d’embellissement du centre-ville. Une fois que les zones sont créées, c’est trop tard : le mal est fait et les commerces sont condamnés à une mort plus ou moins lente.

Parmi nos propositions, la première consiste à rétablir “l’autorité politique de la CCI” auprès des collectivités : “Historiquement, le rôle d’une CCI est de donner un avis. Par les temps qui courent, c’est aussi de se faire entendre ! souligne Bruno DELMAS. Quand une mairie se lance dans 6 mois de travaux en centre-ville – comme à Argelès – sans aider financièrement les commerçants à passer ce cap difficile pour leur exploitation, alors elle condamne ses propres commerces. Et cela, même si le fait de lancer ces travaux part plutôt d’une bonne intention. Dans ces situations, la CCI actuelle est non seulement absente mais elle “s’écrase” et abandonne les commerçants à leur triste sort.”

Autre exemple ? Quand une municipalité décide de changer son plan de circulation, la CCI doit intervenir sur le dossier, concerter l’avis des commerçants et, le cas échéant, formuler des propositions alternatives aux élus: “Prenez l’exemple de la mise en sens unique du boulevard Clémenceau à Perpignan, tempête Pierre BARBE (futur élu au commerce perpignanais, lire). La CCI a laissé les commerçants concernés, seuls face à la mairie. Tout était plié d’avance: personne n’a pu avancer des propositions alternatives et encore moins, vu le silence de la CCI, exiger des mesures d’accompagnement en faveur des commerçants touchés.”

Un dernier exemple ? La déviation d’Estagel:Il s’agit certainement d’un projet dicté par des impératifs de sécurité et donc, par l’intérêt général, affirme Bruno DELMAS. Mais, tout de même, quand le conseil général investit autant d’argent sur un projet routier, il doit “rallonger la sauce” pour financer la réfection de la place du village et le renforcement financier des commerçants qui, sans cette aide, sont condamnés à brève échéance. Là aussi, à part aider à monter une association à la veille des élections, la CCI a été totalement absente du terrain”.

Nos propositions en faveur du commerce de proximité portent également sur :

  • l’accompagnement des commerçants pour le montage des dossiers de financement (mieux les défendre face aux banques) et de subventions (réfections des façades, des boutiques …): “Les commerçants sont livrés à eux-mêmes pour monter des dossiers bancaires qui sont refusés de plus en plus souvent. C’est à la CCI – pour les commerçants qui le souhaitent, bien sûr – de monter ces dossiers et de les blinder pour qu”ils aboutissent avec toutes les chances de succès”
  • le lancement de formations plus qualifiantes pour les collaborateurs des commerçants : “Le commerce de proximité doit supplanter les moyennes surfaces en termes de qualité de l’accueil et du service. En finançant ces formations, nous aideront les commerçants à faire la différence : cela aura un impact réel sur la fréquentation des commerces…” souligne Bruno DELMAS
  • la mise en place d’une “véritable machine de guerre commerciale” pour les animations du centre-ville et des villages : “Nous devons aider les commerçants et les villes à monter des opérations commerciales dignes de ce nom qui attirent du public en masse sur des animations de trés haute attraction ! Si on ne fait que saupoudrer des subventions aux associations de commerçants qui n’ont déjà pas beaucoup de moyens, nous n’obtiendrons jamais de résultats palpables. Une animation réussie, c’est une animation qui a fait “tinter” la caisse d’un commerce !”

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