Bruno DELMAS, Chef de file

Bruno DELMAS, 40 ans, Tête de Liste Ici & Maintenant !

Bruno DELMAS, 40 ans, père de famille, est natif de Perpignan et vit à Baixas depuis son enfance. Commerçant, puis chef d’entreprise, Bruno DELMAS a également été très impliqué, au plus haut niveau, dans la gestion du conseil général.

Journaliste à 18 ans, il arpente le sud de la France pour le compte de la presse écrite et des radios nationales. En quelques années, il devient un spécialiste des affaires politiques et économiques du grand Sud au sujet desquelles il distille ses enquêtes et analyses dans de nombreux articles à la tonalité clairement indépendante.

Observateur déterminé du Pays Catalan, il s’engage politiquement en 1998, à l’occasion des élections cantonales: “Observer ce qui n’allait pas, voir tout ce qui pouvait aller, m’a donné envie de passer du journalisme à l’action. C’est pour cela que je suis entré en politique: pour faire bouger les choses ! Le pouvoir ne m’intéresse pas si c’est pour fanfaronner: ce qui m’intéresse, c’est agir pour mon département ! Et dans ce cas, le vrai pouvoir d’action passe par la politique: n’ayons pas peur des mots.

C’est ainsi qu’il participe à la “première bascule” du département, aux côtés de Christian Bourquin, qui le nomme aussitôt directeur de cabinet du conseil général, à l’âge de 28 ans seulement. Bruno Delmas quittera ses fonctions 3 ans plus tard, après l’élection cantonale de 2001: “J’ai quitté le conseil général après 3 années fabuleuses où j‘ai vraiment eu le sentiment de servir mon département. Remobiliser les équipes du conseil général et mettre en œuvre de nouveaux projets en lien avec toutes les forces vives du département a été une expérience exceptionnelle. Cela a été pour moi l’occasion d’identifier toutes celles et ceux qui pouvaient faire bouger les choses en Pays Catalan et réciproquement ! … et croyez-moi, il y en a ! Ce qui manque chez nous ? Une classe politique qui comprenne enfin quelque chose à l’économie : ça éviterait bien des erreurs d’investissements, des dépenses publiques exagérées et on éviterait bien des polémiques inutiles“.

Son départ du conseil général ?Je ne partageais plus la manière dont les choses tournaient : le département n’avançait plus. C’est difficile pour un élu “professionnel” de ne pas penser à autre chose qu’à sa réélection: dans ce cas, il a vite fait de ne plus rien faire pour froisser personne. Pourtant, l’imagination n’est pas en panne et beaucoup de commerçants et d’entrepreneurs ont des projets que les collectivités pourraient aider. Mais ce n’est pas le cas. Aussi, en matière de résultats, et notamment de résultats économiques: c’est zéro pointé !“.

Après son départ du conseil général, à 31 ans, Bruno Delmas se lance dans le commerce “pur et dur” et implante le premier magasin de son concept de restauration rapide – “Louis” – place Gabriel Péri à Perpignan: “J‘ai été élevé dans les odeurs mélangées des fruits et légumes chez mes parents. J’ai arpenté avec eux le marché de gros des centaines de fois: là où est aujourd’hui implanté l’Espace Méditerranée, puis à Saint Charles. J’ai toujours eu une attirance presque viscérale pour le commerce: la création de Louis à Perpignan, puis dans six autres villes de France, m’a permis de mieux comprendre la difficulté d’entreprendre en centre-ville. Les commerçants sont confrontés à des coûts d’immobilier commercial prohibitifs, des loyers surélevés qui plombent leurs capacités de développement. Ils sont désespérés de voir que les villes les concertent peu ou jamais sur des questions sensibles comme le stationnement ou le plan de circulation. Quant à l’animation commerciale : aucun commerçant ne voit son chiffre d’affaires augmenter du fait de telle ou telle opération mise en place car la chambre de commerce n’aide pas suffisamment les associations de commerçants. Et c’est le cas à Perpignan, plus qu’ailleurs !

En 2007, Bruno Delmas cède ses parts dans “Louis” pour se consacrer exclusivement à Constellation, l’entreprise qu’il avait fondée deux ans plus tôt. Aujourd’hui, la start-up compte 40 collaborateurs sur Rennes et sur Perpignan : elle est devenue le leader français des plateformes e-tourisme, un marché qui pèse pour plus de 50% des transactions sur internet. Des clients prestigieux comme Les Iles de la Guadeloupe, Air Seychelles, l’Office du Tourisme de Paris … utilisent les solutions développées et exploitées à Perpignan (Tecnosud) par Constellation ! En France, des centaines d’hôtels, de campings et de chambres d’hôtes utilisent ses solutions pour se vendre sur internet (www.my-constellation.com). En l’espace de 3 ans, la société a quadruplé son chiffre d’affaires. Mais Bruno Delmas reste réaliste: “J’ai créé une start up qui se développe vite. Pour financer sa croissance, inutile d’aller voir les banques: elles ne jouent pas le jeu et attendent que vous soyez très rentable pou vous proposer de l’aide … J’ai donc emprunté le chemin de Paris à la rencontre des fonds d’investissement et l’un d’eux est entré dans mon capital en 2007. Ce parcours m’a appris une chose: les PME ne sont pas aidées et manquent cruellement de fonds propres. Pour la majorité des commerces et des sociétés, les banques peuvent aller au maximum de 100.000 € et les fonds d’investissements ne s’intéressent pas à vous à moins de 3 Millions d’euros d’investissements: entre les deux, c’est-à-dire 90% des projets, il n’existe aucun système de financement des PME et des commerces. Si je suis élu Président de la Chambre de Commerce, le financement des PME en croissance et en consolidation sera ma priorité. On mettra les banques et les collectivités autour de la table et on obtiendra ce qu’il faudra très très vite ! Le financement reste la clé de voute du succès d’une PME ou d’un commerce et dans le département, soyons clair, qu’il s’agisse des banques ou des collectivités, le compte n’y est pas. On va donc inverser la tendance !“.

L’aventure de la chambre de commerce ? “A force de se dire que ça ne va pas tous les quatre matins, on finit pas se dire qu’il faut changer les choses. Mon expérience des collectivités locales, du commerce et de l’entreprise est un atout majeur pour agir là où il faut, comme il faut. Ça suppose d’agir: c’est ma marque de fabrique depuis tout petit et j’ai l’expérience d’avoir réveillé une honorable maison comme le conseil général, il y a déjà dix ans. Avec de l‘imagination et beaucoup de travail, j’ai déjà prouvé que je pouvais faire bouger les choses dans le département. L’expérience du commerce et de l’entreprise en plus, la compétence de mes colistiers, l’économie catalane peut compter sur moi pour taper juste ,très vite !”.

Le nom de sa liste “Ici et Maintenant” ?: “Il y en a marre de nous entendre dire que si rien n’avance c’est parce tout se décide ailleurs: c’est faux ! Et de nous expliquer que demain ça ira mieux: les commerçants et les entrepreneurs n’ont ni le temps ni les moyens d’attendre. Alors c’est pourquoi, nous déciderons ici et nous agirons maintenant !”

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